Réduire le risque d’infection

Selon la classification Française, le niveau d’exigence requis pour les
sondes d’échographie endocavitaire est donc désormais
le niveau de désinfection intermédiaire.1

Les patients avaient 41% plus de chances de recevoir des cultures bactériennes positives après un examen échographique endocavitaire les sondes subissaient une désinfection de bas niveau.2

Une enquête du GREPHH a révélé que 48,3% des répondants n’ont pas effectué de désinfection de niveau intermédiaire lorsqu’il ont constaté la présence de terre ou de souillures, ne respectant pas ainsi les recommandations du HCSP.3

Comité d’Infectiologie de l’AFU

    • Seuls 21.8% des répondants recherchaient à la fois une déchirure de la protection en l’examinant et une souillure de la sonde en l’essuyant avec une compresse sèche.
    • “…la désinfection de niveau intermédiaire de la sonde d’échographie endorectale … entre deux patients doit devenir la règle.”4

Plus de 80% des poignées de sonde non désinfectées avaient des agents pathogènes résiduels cliniquement pertinents.5

Jusqu’à 9% des gaines de protection et des préservatifs fuient et leur utilisation ne remplace donc pas les besoins de nettoyage et de désinfection.6-9

Recommandations en France et en Europe
Il peut être difficile de naviguer dans l’environnement référentiele en France et en Europe étant donné la complexité des différentes recommandations.

Haut Conseil de la santé publique
“Une désinfection de niveau 2 ou plus doit être disponible en permanence dans chaque centre réalisant des échographiesendocavitaires.”10

La mise en oeuvre et le renforcement de mesures destinées à améliorer les mesures de désinfection des sondes à échographie endocavitaire.10

 


Direction Générale de la Santé
“La systématisation d’une désinfection de niveau intermédiaire entre chaque patient est de nature à prévenir la transmission des contaminants liés aux liquides biologiques lors des actes d’échographie endocavitaire en limitant en particulier les risques liés à une observance seulement partielle des mesures préconisées par le HCSP dans son avis du 17 octobre 2008”.11

Recommandations européennes
La Société Européenne de Radiologie (ESR) recommande la réalisation d’une désinfection de haut niveau des sondes d’échographie endocavitaire et des sondes utilisées dans des procédures interventionnelles majeures et mineures (par exemple des injections guidées par échographie et biopsies) malgré l’utilisation d’une gaine de protection. … Les systèmes automatisés sont reconnus comme permettant de réaliser des procédures standardisées et reproductibles.12

Les recommandations indiquaient qu’en Allemagne, “Merz et al.,comme d’autres, privilégient les systèmes automatisés pour la désinfection de haut niveau, en particulier les dispositifs en utilisant du peroxyde d’hydrogène (trophon EPR), maintenant approuvé par la Food and Drug Administration des États-Unis.12

Un autre aspect important des systèmes automatisés est qu’ils permettent une désinfection standardisée et reproductible évitant ainsi les erreurs liées à l’opérateur ou les déviations.12

La lumière ultraviolette (UV) est moins efficace dans l’éradication des microbes en comparaison avec le peroxyde d’hydrogène.”12

“Celle-ci correspond en pratique à la décontamination de haut niveau de la littérature internationale, la France étant la seule à utiliser le terme de décontamination intermédiaire.”13


Après le nettoyage manuel, une désinfection intermédiaire doit être effectuée sur les sondes à ultrasons (endocavitaires et de surface) utilisées dans des procédures semi-critiques (sonde en contact avec des muqueuses, des liquides biologiques ou une peau lésée).14

De façon alternative, une désinfection de bas niveau peut être effectuée à condition de respecter scrupuleusement les directives du HCSP de 2007 concernant l’utilisation et l’inspection de la gaine (confirmation visuelle de l’intégrité de la gaine de protection après son retrait et de l’absence de souillure sur la sonde (utilisation d’une compresse écouvillon propre et sèche).15

La réalisation d’une désinfection de niveau approprié est basée sur la procédure d’utilisation de la sonde sur le prochain patient.

trophon dépasse les recommandations en offrant une solution de désinfection de haut niveau entièrement automatisée.

Désinfection de haut niveau:
Est le plus élevé des trois niveaux de désinfection utilisés dans les hôpitaux et les cliniques pour la désinfection des sondes échographique.

La désinfection à haut niveau entraîne l’élimination complète de tous les micro-organismes, y compris les spores.16

Désinfection de haut niveau – Pourquoi et quand?
Pour réduire le risque d’infection croisée par sonde d’échographie il est important de savoir pourquoi et quand réaliser une désinfection de haut niveau.

Pourquoi des sondes à ultrasons désinfectées à haut niveau?
Une désinfection de haut niveau garantit que vous fournissez une qualité de soins élevée améliorant la sécurité des patients et du personnel lors des procédures d’échographie tout en surpassant les exigences réglementaires françaises.

1. Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H)
“Dans les cas exceptionnels où des dispositifs médicaux critiques ne peuvent être ni stérilisés ni à usage unique, il convient de recourir à une désinfection de haut niveau … afin d’obtenir une bactéricidie, une fongicidie, une virucidie, une mycobactéricidie et une sporicidie.”17

2. La Direction Générale de la Santé souligne11

  • L’hétérogénéité de l’efficacité des désinfectants chimiques et physiques de niveau intermédiaire sur le HPV, et
  • La nécessité de respecter strictement les recommandations détaillées dans l’avis du Haut Conseil de la santé publique du 14 décembre 2007.

La désinfection de haut niveau a fait l’objet de nombreuses recommandations internationales et européennes (ESR, ECMUS, WFUMB) en tant que standard minimum pour la désinfection des sondes d’échographie endocavitaire.12,18-19

trophon est une solution entièrement mobile s’adaptant aux différents besoins organisationnels des professionnels de santé et s’adaptant aisément à tous les départements où l’imagerie par ultrasons est utilisée.


 
 
 
 

Quand effectuer une DHN?


 

Tableau de Spaulding

Utilisation de trophon est un moyen simple, sûr et polyvalent de réaliser une désinfection de haut niveau et de niveau intermédiaire.

La classification de Spaulding et l’application des directives française

Utilisation de trophon est un moyen simple, sûr et polyvalent de désinfection de haut niveau et de niveau intermédiaire.

 

CRITIQUE: Dispositif qui peut être mis en contact avec un tissu stérile et doit être stérile. Ces dispositifs doivent au minimum être soumis à une stérilisation, définie comme la destruction de toute vie microbienne.19 Dans le cas des sondes d’échographie thermosensibles, une désinfection de haut niveau (DHN) est acceptable si une gaine stérile est utilisée.12

Stérilisation: Destruction complète de tous les micro-organismes viables.

Désinfection de haut niveau: bactéricide, mycobactéricide, tuberculoïde, virucide, fongicide et sporicide.15

SEMI-CRITIQUE: Dispositif qui peut être mis en contact avec des membranes muqueuses intactes et ne pénètre pas, normalement, un tissu stérile. Ces dispositifs doivent au minimum être soumis à une DHN.9

Désinfection de niveau intermédiaire: Bactéricide, mycobactéricide, tuberculoïde, virucide et fongicide.15

NON-CRITIQUE: Dispositifs qui généralement n’entrent pas en contact avec le patient ou entrent en contact uniquement avec une peau intacte. Ces dispositifs doivent être soumis à une désinfection de bas niveau.19

Désinfection de bas niveau: la plupart des bactéries végétatives, certains virus et certains champignons sont détruits, mais pas les spores bactériennes, les mycobactéries et les petits virus non lipidiques.15 Si l’utilisation prévue d’une sonde à ultrasons devait changer avant ou pendant une procédure, celle-ci devrait être retraitée de manière appropriée avant de commencer ou de poursuivre l’examen.

    References

    Désinfection de Haut Niveau – Pourquoi et Quand

    1. Proposition technique du groupe de travail national (2019). Prevention du risque infectieux associe aux actes d’echographie endocavitaire: 28. https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/fiches_sondes.pdf
    2. Health Protection Scotland (HPS), NHS National Services Scotland (2017). NHSScotland Risk Based Recommendations for the Decontamination of Semi-Invasive Ultrasound Probes: Risk of infection following semi-invasive ultrasound procedures in Scotland, 2010 to 2016. Version 1.0.
    3. Aupee, M., et al. (2016). Enquete Exploratoire Nationale Relative Aux Pratiques d’Hygiene Appliquees Aux Sondes A Echographie Endovaginale. Résultats, Groupe d’évaluation des pratiques en hygiène hospitalière, Réseau National de Prévention des Infections Associées aux Soins,: 61.
    4. Buescher, D. L., et al. (2016). “Disinfection of transvaginal ultrasound probes in a clinical setting: comparative performance of automated and manual reprocessing methods.” Ultrasound Obstet Gynecol 47(5): 646-651.
    5. Amis, S., et al. (2000). “Assessment of condoms as probe covers for transvaginal sonography.” J Clin Ultrasound 28(6): 295-298.
    6. Milki, A. A. and J. D. Fisch (1998). “Vaginal ultrasound probe cover leakage: implications for patient care.” Fertil Steril 69(3): 409-411.
    7. Storment, J. M., et al. (1997). “Ineffectiveness of latex condoms in preventing contamination of the transvaginal ultrasound transducer head.” South Med J 90(2): 206-208.
    8. Masood, J., et al. (2007). “Condom perforation during transrectal ultrasound guided (TRUS) prostate biopsies: a potential infection risk.” Int Urol Nephrol 39(4): 1121-1124.
    9. Haut Conseil de la santé publique (HCSP) (2016). Relatif à la désinfection des sondes à échographie endocavitaire (SEE): 1-6.
    10. Ministère des affaires sociales et de la santé (2016). N° DGS/VSS/VSS1/DGOS/PF/PF2/2016/145 du 10 mai 2016 relative aux échographies endocavitaires.: 1-3.
    11. Nyhsen, C. M., et al. (2017). “Infection prevention and control in ultrasound – best practice recommendations from the European Society of Radiology Ultrasound Working Group.” Insights Imaging 8(6): 523-535.
    12. Leduc, P., et al. (2017). “Maîtrise du risque infectieux entourant la réalisation des biopsies de prostate en France : une enquête du Comité d’infectiologie de l’AFU.” Progrès en Urologie 27(10): 7.
    13. Proposition technique du groupe de travail national (2019). Prevention du risque infectieux associe aux actes d’echographie endocavitaire: 28
    14. Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H) (2013). Indications des lingettes en désinfection dans le domaine médical, Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H),: 5.
    15. Hajjar, J., et al. (2007). Gaines de protection a usage unique pour dispositifs medicaux reutilisables: recommandations d’utilisation, Haut Conseil de la santé publique: 16.
    16. Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H), and Groupe de lecture (2015). Guide pour le choix des désinfectants. Produits de désinfection chimique pour les dispositifs médicaux, les sols et les surfaces: 1-110.
    17. Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H) (2016). Avis de la societe française des sciences de la sterilisation et de la societe française d’hygiene hospitaliere relatif aux dispositifs medicaux reutilisables devant etre utilises steriles Juin 2016.
    18. Kollmann, C. and K. Salvesen (2017). “Best Practice recommendations for cleaning and disinfection of ultrasound transducers whilst maintaining transducer integrity.” European Committee for Medical Ultrasound Safety (ECMUS).
    19. Abramowicz, J. S., et al. (2017). “Guidelines for Cleaning Transvaginal Ultrasound Transducers Between Patients.” Ultrasound Med Biol 43(5): 1076-1079.
    20. Spaulding EH (1968). Chemical disinfection of medical and surgical materials. Disinfection, sterilization, and preservation. Lawrence C, Block SS. Philadelphia (PA), Lea & Febiger: 517-531.