Les sondes d’échographie sont une source potentielle d’infection par HPV, et posent un nouveau défi en matière de lutte contre les Infections Associées aud Soins.

HPV – Les faits

L’infection par HPV est une grave affection sexuellement transmissible qui peut conduire à l’apparition d’un cancer. Devenant de plus en plus répandue, elle constitue un risque croissant d’infection croisée par HPV, pour les patients comme pour le personnel soignant.

HPV est l’une des maladies sexuellement transmissibles parmi les plus communes, au point que la majorité des hommes et des femmes sexuellement actifs seront infectés à un moment de leur vie.1,2


HPV à haut risque peut être cancérigène

HPV est une cause infectieuse de cancer: il est associé à 5 % de l’ensemble des cancers dans le monde.3

HPV à haut risque peut évoluer en cancer du col de l’utérus, mais aussi en cancer de la vulve, du vagin, du rectum et du pénis. Ces sites corporels sont couramment examinés par une échographie endocavitaire, et HPV peut alors se propager par contamination croisée.

En France, la prévalence d’HPV chez les femmes dont la cytologie est normale va de 4,7% à 14,5 %.1

HPV est la cause de 99,7 % des cas de cancer du col de l’utérus, 88 % des cas de cancer anal, 70 % des cas de cancer vaginal et 50 % des cas de cancer du pénis. Le cancer du col utérin est le quatrième cancer féminin le plus fréquent chez les femmes âgées de 15 à 44 ans en France. 1,2


Le risque de transmission du HPV par les sondes d’échographie

Tout comme il est transmis lors d’un rapport sexuel, HPV peut se propager d’un patient à un autre par l’intermédiaire des sondes d’échographie endocavitaires ou de surface, si celles-ci ne sont pas adéquatement désinfectées avant leur utilisation. Cette réalité alarmante s’appuie sur des preuves cliniques.

Des études ont montré que les méthodes de désinfection courantes, même les méthodes de désinfection de haut niveau (DHN), n’éliminent pas HPV cancérigène sur les sondes d’échographie.4

HPV peut survivre et rester infectieux sur des surfaces, y compris sur celles des dispositifs médicaux, pendant plusieurs jours ou semaines, lorsqu’il est ésinfecté à l’aide de désinfectants courants.5

Les recherches montrent que jusqu’à 7% des sondes endocavitaires utilisées au cours des échographies restent contaminées par l’ADN d’un HPV à haut risque, même après une désinfection de niveau bas ou intermédiaire.6-8


En savoir plus sur la désinfection spécifique à HPV
trophon is proven to kill HPV1.
Studies showing susceptibility of HPV to disinfectants1,2.


En 2014 a été conduite une étude consacrée aux désinfectants généralement utilisés par les hôpitaux contre le véritable HPV original.2. Les tests ont conclu que les désinfectants suivants n’éliminent pas le PVH16: éthanol, isopropanol, GTA, OPA, phénol, PAA-argent à 0,25 %. À noter : Bien que le PAA à 1,2 % et l’hypochlorite à 0,525 % ont montré produire une diminution de l’infectiosité, leur utilisation comme désinfectants chimiques n’est pas appropriée pour les sondes d’échographie.

Dans une étude clinique ultérieure conduite en 2015, des tests utilisant le trophon ont été réalisés sur des surfaces porteuses de PVH16 et PVH18. Les tests ont été effectués conformément aux instructions du fabricant afin de simuler des conditions normales d’utilisation clinique (concentration, durée, température).1

1. Meyers J, Ryndock E, Conway MJ, Meyers C, Robison R. Susceptibility of high-risk human papillomavirus type 16 to clinical disinfectants. J Antimicrob Chemother. 2014;69(6):1546-50.
2. Ryndock E, Robison R, Meyers C. Susceptibility of HPV16 and 18 to high level disinfectants indicated for semi-critical ultrasound probes. J Med Virol. 2016;88(6):1076-80.

Contrôle des infections en échographie : Diminution du risque de contamination croisée

Étude 2014 – Les désinfectants des hôpitaux n’ont pas éliminé le HPV16.

Étude 2015 – le trophon élimine les HPV16/18 à haut risque.

1. Bruni, L., et. al. ICO/IARC Information Centre on HPV and Cancer (HPV Information Centre). Human Papillomavirus and Related Diseases in France. Summary Report 27 July 2017. Accessed 23 Aug 2018.
2. Taylor S, Bunge E, Bakker M, Castellsagué X. The incidence, clearance and persistence of non-cervical human papillomavirus infections: a systematic review of the literature. BMC Infectious Diseases. 2016;16:293.
3. Parkin DM. The global health burden of infection-associated cancers in the year 2002. International journal of cancer. 2006;118(12):3030-44.
4. Meyers J, Ryndock E, Conway MJ, Meyers C, Robison R. Susceptibility of high-risk human papillomavirus type 16 to clinical disinfectants. J Antimicrob Chemother. 2014;69(6):1546-50.
5. Ryndock EJ, Meyers C. A risk for non-sexual transmission of human papillomavirus? Expert review of anti-infective therapy. 2014;12(10):1165-70.
6. Casalegno JS, Le Bail Carval K, Eibach D, Valdeyron ML, Lamblin G, Jacquemoud H, et al. High risk HPV contamination of endocavity vaginal ultrasound probes: an underestimated route of nosocomial infection? PloS one. 2012;7(10):e48137.
7. Ma ST, Yeung AC, Chan PK, Graham CA. Transvaginal ultrasound probe contamination by the human papillomavirus in the emergency department. Emergency medicine journal.
2013;30(6):472-5.
8. M’Zali F, Bounizra C, Leroy S, Mekki Y, Quentin-Noury C, Kann M. Persistence of Microbial Contamination on Transvaginal Ultrasound Probes despite Low-Level Disinfection Procedure. PloS one. 2014;9(4):e93368.
9. Public Health England. Genital warts and human papillomavirus (HPV): guidance, data and analysis. Website updated 7 October 2016.

Luttez contre le risque de contamination croisée avec trophon, le système éprouvé de DHN qui détruit le HPV à haut risque cancérigène.9